dimanche 26 avril 2015

JACQUES D'ILYRIE

Franciscain Convers o.f.m., Bienheureux – +1490
27 avril

Chez les Frères Mineurs où il entra, le bienheureux Jacques reçut la charge de cuisinier ; là, devant le feu de ses fourneaux, il pensait aux flammes mille fois plus terribles de l'enfer, et cette méditation stimulait en lui une générosité et bientôt ne connut plus de bornes. Mais ce ne fut pas seulement la pensée des peines éternelles qui le rendit héroïque dans le service de Dieu; ce Dieu, il l'aimait de toute son âme, son amour consumait tout son être. Si chacun des saints, en effet, a une physionomie qui leur appartient en propre, tous, cependant, sans exception ,ont aimé Dieu jusqu'à l'héroïsme, c'est là leur trait commun, c'est là le fondement universel de toute sainteté, la ferveur d'amour dont l'âme du bienheureux Jacques était rempli, se traduisant par une vie obscure et toute cachée avec Jésus-Christ en Dieu, par une oraison ardente et continuelle, où tout en déversant le trop-plein de son âme, il l'embrasait en même temps de nouvelles ardeurs. Sa dévotion à Marie sans laquelle celle de Jésus est incomplète, était en lui, elle aussi, admirable ; durant son séjour au couvent de Conversano, il se retirait chaque soir dans une grotte dédiée à la Mère de Dieu, et après s'être infligé une rude discipline, il passait à peu près toute la nuit à prier.
Dieu répondit à son serviteur en l'élevant à un degré sublime de contemplation et lui découvrit les profondeurs des mystères de la foi ; il lui départit les lumières prophétiques, et on le savait autour de lui ; aussi, quand il allait demander l'aumône, les mères lui présentaient leurs enfants malades et lui demandaient son avis : “Allez, disait-il à l'une, votre enfant guérira”, et le touchant au front, il lui rendait la santé, à l'autre au contraire “Votre fils est mûr pour le ciel, il va s'en aller en paradis”. Et la prédiction se réalisait selon la parole de l'homme de Dieu. Ce Bienheureux se sanctifia en préparant les repas de ses frères ; il avait donné aux âmes le viatique de sa charité et de ses exemples, et le Christ en récompense l'avait convié au festin éternel.

Tiré des Fleurs Franciscaines Vol.1. p 217-219.

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