lundi 27 avril 2015

DODE DE REIMS

Vierge, Religieuse, Sainte – siècles VII et VIII

24 avril

Sainte Dode, nièce de sainte Beuve, et fille d'une de ses sœurs, succéda à sa dignité et à son mérite; elle avait été formée à la piété par son illustre tante, qui découvrit en elle d'heureuses dispositions au bien dès ses plus tendres années elle ne trouva jamais de difficulté dans la vertu, ni dans les pratiques de la pénitence surtout elle brûlait d'un amour incroyable pour la chasteté. Son père et sa mère l'avaient accordée à un des principaux seigneurs de la cour de Sigebert; elle rejeta ce parti, et comme le jeune prince la voulait enlever d'entre les bras de sa chère tante, il tomba de son cheval et mourut de sa chute. Depuis cette fâcheuse aventure, Dode persévéra toujours dans l'amour du céleste Époux on voyait revivre en elle l'humilité, la modestie et la charité de sainte Beuve; abbesse, elle était saintement familière avec ses filles, compatissait à leurs infirmités et supportait leurs faiblesses avec douceur, sans rien relâcher pourtant de la rigueur de la discipline monastique. Elle s'appliquait aussi, autant qu'il était nécessaire, aux affaires temporelles de la maison, et obtint du roi Pépin un privilège considérable pour son monastère. Enfin, Dode possédait toutes les bonnes qualités qui peuvent rendre une supérieure recommandable. Lorsqu'elle eut longtemps été un modèle accompli de sainteté, Dieu la ravit à la terre et lui fit part de sa gloire, pour laquelle elle avait renoncé à celle du monde.
Les reliques de ces deux saintes Abbesses, Beuve et Dode, sont conservées dans le monastère de Saint-Pierre, occupé aujourd'hui par les dames de la Congrégation du bienheureux Pierre Fourier.
Ce récit a été fait d'après les mémoires de l'abbaye même de Saint-Pierre-les-Dames, et d'après les Bollandistes.

Source: www.gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France

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