mercredi 13 avril 2011

LIDWINE DE SCHIEDAM

Vierge, Mystique, Sainte
1380-1433

14 avril

Lidwine, vulgairement appelée Lidwid, naquit en 138o à Schiedam ou Squidam en Hollande. Elle montra dès son enfance une tendre dévotion à la Mère. de. Dieu, et fit à l'âge douze ans le vœu de virginité. Elle fut affligée d'une horrible complication de maux, qui mit sa patience aux plus rudes épreuves. Dans cet état, elle fut très longtemps sans pouvoir prendre de repos ni de nourriture. Elle passa les trente dernières années de sa, vie sans jamais quitter le lit ; et il y en eut sept durant lesquelles elle ne put remuer d’autres membres que la tête et le bras gauche. Pendant les trois ou quatre premières années de sa maladie, elle eut de la peine à tenir contre la sensibilité de la nature. Jean Pot, son confesseur, touché de ses souffrances, lui conseilla de méditer souvent sur la passion de Jésus-Christ, l'assurant qu'il lui en reviendrait de grands avantages. Lidwine obéit avec simplicité. Elle se mit à méditer la passion du Sauveur, qu'elle divisa en sept points, pour correspondre aux sept heures canoniales de l'Église. Elle prit tant de goût à ce saint exercice, qu'elle y passait les jours et les nuits. II se fit bientôt en elle un heureux changement. Elle ne trouva plus dans ses peines que de la douceur et de la consolation ; et loin de vouloir en être délivrée, elle priait Dieu de les augmenter de plus en plus, pourvu qu'il lui fît la grâce de les souffrir avec patience. Il lui arrivait même quelquefois d'y ajouter encore des mortifications volontaires. Quand elle parlait de Dieu et de ses miséricordes, c'était avec une onction qui attendrissait les cœurs les plus insensibles. Elle aimait singulièrement les pauvres; elle les assistait autant qu'elle le pouvait; et après la mort de ses parents, elle leur distribua tous les biens dont elle avait hérité. Tant de vertus furent récompensées du don des miracles et de plusieurs révélations.

Lidwine fit aussi un saint usage des épreuves intérieures que Dieu lui envoya. Dans le temps du combat, elle se fortifiait par la prière, et surtout par la participation au corps de Jésus-Christ. Elle trouvait dans la divine eucharistie un aliment continuel au feu sacré qui la consumait, et à cette source de larmes qui coulait de ses yeux presque sans interruption. Son humilité n'était pas moins admirable que ses autres vertus : elle ne désirait rien tant que d'être inconnue aux hommes et méprisée de toutes les créatures. Enfin, après un martyre de trente-huit ans, elle alla recevoir la récompense promise à ceux qui ont souffert en vrais disciples delà croix. Elle mourut le 14 avril 1433, dans la cinquante-troisième année de son âge. Sa sainteté fut depuis attestée publiquement par des miracles, et Thomas à Kjempis en rapporte plusieurs dont il avait été témoin oculaire.

On lui éleva un mausolée de marbre dans l'église paroissiale de Schiedam, qui prit son nom en 1434. On fit de la maison de son père un monastère de sœurs grises du tiers-ordre de Saint-François. Les Calvinistes ont démoli la chapelle, et changé le monastère en un hôpital pour les orphelins. Les reliques de la bienheureuse Lidwine furent portées à Bruxelles, et enchâssées dans la collégiale de Sainte-Gudule. L'infante Isabelle en fit mettre la moitié dans l'église des Carmélitesses, dont elle était fondatrice.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

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