dimanche 3 avril 2011

BENOÎT, LE MORE

Franciscain, Saint
1526-1589

4 avril

Benoît le More, fils aîné d’une famille descendant d’esclaves africains ramenés en Sicile, naquit en 1526, aux environs de Messine, dans le bourg de San-Fradello, dit de Saint-Philadelphe. Il semble que son père, chrétien convaincu, marié à Diane Larcari, était esclave du sicilien Christophe Manasseri dont il portait le nom. Benoît qui fut affranchi était, dès son jeune âge, remarqué pour sa piété et son esprit de pénitence qui lui valurent le surnom de Saint-More. En entendant les autres jeunes bouvers le traiter de nègre, Jérôme Lanza qui était un seigneur fait ermite à San-Frandello, le prit sous sa protection et, lorsqu’il eut vingt-et-un ans, l'engagea dans la vie érémitique, inaugurée sous le patronage de saint François d'Assise. Cette congrégation d'ermites, d'abord approuvée par Jules III (1550), fut dissoute par Pie IV (1562).

Benoît qui était supérieur de la communauté, ordonna la séparation, et fut alors reçu comme frère convers par les franciscains de l’Observance du couvent de Sainte-Marie-de-Jésus, près de Palerme. Après un séjour de trois ans au couvent de Sainte-Anne-de-Guiliana, il revint au couvent de Sainte-Marie-de-Jésus dont il fut cuisinier. Il fut nommé malgré lui gardien (supérieur) du couvent de Sainte-Marie-de-Jésus pour trois ans, en 1578. En 1581, il eut la charge des novices, puis le temps de sa charge terminé, il retourna à la cuisine, bien qu’il vécut dans le jeûne continuel.

Il mourut à Palerme le 4 avril 1589. Son corps fut d'abord enseveli dans le caveau des religieux où se produisirent de nombreux miracles ; il en fut retiré dès 1611 pour être exposé à la vénération publique ; en 1602, le sénat de Palerme le choisit comme patron de la cité ; Benoît XIV le béatifia en 1743, et Pie VII le canonisa le 24 mai 1807.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire