samedi 19 mars 2011

MARTIN DE BRAGA

Évêque de Dume, puis de Braga, Saint
(510-579)

20 mars

Saint Martin de Braga, comme son homonyme de Tours, naquit en Pannonie, l’actuelle Hongrie, vers 510.
Issu, sûrement, d’une famille aisée, il fit des études en Palestine, où il était parti en pèlerinage. Mais de pèlerin, il se transforma en étudiant et acquit une profonde connaissance des philosophes grecs et romains, qu’il étudie directement dans la langue d’origine.
En même temps il se rapprocha des pères du désert, et leur spiritualité l’influença grandement, au point de faire de lui un ascète et un apôtre. Pour Martin étudier signifie vivre directement, physiquement, chaque jour, les sentiments de ceux qui nous entourent.
« Il s’instruisit à tel point dans les lettres, qu’il était considéré comme le plus instruit de son temps », dit de lui saint Hilaire de Poitiers.
Quittant l’Orient, le voici à l’extrémité de l’Europe, en Galice, au nord-est de la péninsule ibérique, où il y arriva vers 550. Cette région était peuplée, depuis environ un siècle par les suèves qui avaient fondé là un royaume.
Ce peuple avait été endoctriné par les ariens et était très hostile aux idées catholiques. Toutefois, avec le temps et certes beaucoup de courage et ténacité, Martin s’employa de tout cœur à les faire revenir dans le sillon de l’Église. Cette mission devint pour lui la priorité de sa vie de missionnaire et, pour se faire, il fonda à Dume un monastère dont il fut lui-même l’abbé. Il y forma d’autres évangélisateurs afin de mener à bien la résolution prise. Cette initiative porta ses fruits et, les moines, formés par lui et, suivant l’exemple de leur maître, s’employèrent à la re-évangélisation du pays suève.
Martin « se fit suève, parmi les suèves » et, petit à petit leur fit accueillir la doctrine catholique dans son intégrité et authenticité, la conciliant habilement au caractère et à la sensibilité de ce peuple « barbare ». Il se faisait écouter comme s’il était l’un des leurs et, il finit par être admirer et devint l’un des personnages les plus éminents du royaume suève.
Il sera le premier vrai évangélisateur de cette région ibérique.
Sacré évêque de Dume, puis archevêque de Braga, il fut également le grand organisateur et coordonnateur de l’Église au sein de ce vaste territoire.
Convoquant un concile local qu’il préside lui-même, il s’efforce, en utilisant les écrits et l’enseignement, à améliorer la formation culturelle et pastorale de son clergé, dont il règle la discipline, par le moyen des considérations du « Capitula Martini », qui sont des règles formulées par lui et calquées sur la spiritualité orientale, dont il s’était enrichi lors de son séjour en Terre Sainte.
De son vivant déjà des miracles lui étaient attribués et, après sa mort — survenue à Braga le 20 mars 579 —, il sont innombrables.
Ses cendres, après plusieurs translations, pour cause de guerres et invasions, se trouvent en la cathédrale de Braga, au nord du Portugal.
Alphonse Rocha

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