mercredi 9 mars 2011

CATHERINE DE BOLOGNE

Clarisse, Sainte
(1413-1463)

9 mars

Catherine est née à Bologne dans la famille patricienne des Vigri, proche des seigneurs de Ferrare. Dès son plus jeune âge, son père l’envoya à la cour de Ferrare comme compagne de la princesse Marguerite, pour partager ses jeux, puis son éducation raffinée. Elle progressa rapidement en littérature profane et religieuse et fut capable de lire et d’écrire en latin, et fut initiée aux beaux-arts, spécialement à l’art de la miniature.
Lorsque la princesse Marguerite épousa Roberto Malatesta, le prince de Rimini, Catherine refusa de la suivre et préféra renoncer elle-même à un mariage princier, pour consacrer sa vie à la prière et aux bonnes oeuvres. Elle alla rejoindre près de Ferrare une communauté de femmes laïques qui adhéraient à un tiers-ordre d’inspiration augustinienne. Accompagnées par des Franciscains, ces dames pieuses transformèrent peu à peu leur communauté en monastère de Clarisses, à Ferrare. Catherine revêtit l’habit des de ces Pauvres dames en 1432, à 19 ans. On lui confia tôt la formation des novices, car son amour de la contemplation et son bon sens furent vite remarqués.
Catherine fut désignée comme abbesse d’une nouvelle fondation d’un couvent de Clarisses, à Bologne. Quand elle arriva dans sa ville natale, accompagnée de quinze religieuses, elle y fut accueillie solennellement, le 22 juillet 1456, par un cardinal légat pontifical, le clergé, le Sénat et un grand concours de peuple.
L’abbesse se distingua par sa vie spirituelle et par ses conseils donnés aux soeurs et à ceux qui fréquentaient le monastère. Elle fit elle-même le récit de ses grâces extatiques dans sa seule oeuvre qui ait été conservée : Traité des sept armes du combat spirituel. Les sources de son inspiration sont la Bible, les Pères et la spiritualité franciscaine. Elle fut favorisée de visions, d’extases, de dialogues intérieurs avec le Christ, mais aussi elle dût subir de grandes tentations de doutes, de dégoût et d’attaques du démon. Mais ce ne furent pas là les seules tentations de la servante de Dieu; elle eut des tentations de blasphèmes, puis des tentations contre la foi. Le démon lui suggérait des doutes sur la présence réelle au très Saint-Sacrement, elle en était fatiguée et désolée; la confession ne pouvait lui rendre la tranquillité, les larmes et la prière semblaient inefficaces. C’est donc en toute connaissance de cause qu’elle rédigea son Traité des sept armes du combat spirituel. Elle retrouva enfin la paix complète. La nuit de Noël 1445, passant la nuit en prière, elle reçut la vision de Marie portant l’Enfant Jésus qui le lui présenta pour qu’elle l’embrasse à son tour. Elle bénéficia d’autres visions, de Marie, de Joseph, et de saint François qui lui présenta ses stigmates.     
Elle passa les sept dernières années de sa vie à Bologne et s’endormit dans le Seigneur le 9 mars 1463, à l’âge de 50 ans. Aussitôt des miracles se produisirent sur son tombeau, si bien que 18 jours seulement après ses obsèques, son corps fut retiré du tombeau et exposé à la vénération des soeurs et des fidèles. On installa son corps, sans corruption, revêtu de son habit de clarisse, sur un fauteuil, sous un baldaquin richement orné, placé dans une chapelle de l’église Corpus Domini du monastère. Son corps est donc encore assis sur un trône, depuis cinq siècles. On l’y vénère encore aujourd’hui. Elle fut canonisée en 1712, par le Pape Clément XI.
On conserve quelques peintures qui lui sont attribuées : dans l’église du Corpus Domini, une peinture représentant le Christ en croix. En raison de ses talents de peintre, on la vénère comme patronne des artistes.

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