samedi 19 mars 2011

ARTÉMIDE ZATTI

Laïc salésien, Bienheureux
(1880-1951

15 mars

Artémide Zatti naquit à Boretto (Reggio Emilia) le 12 octobre 1880. Il connut rapidement la dureté du sacrifice; dès l’âge de neuf ans, il devait gagner sa journée en travaillant comme ouvrier agricole. Poussée par la pauvreté, sa famille émigra en Argentine au début de 1897; elle s’installa à Bahía Blanca. Là, Artémide commença à fréquenter la paroisse desservie par les Salésiens; il entra en confiance avec le curé, don Carlo Cavalli. Répondant au conseil de se faire salésien, il fut accepté comme aspirant par Mgr Cagliero et il entra à l’aspirandat de Bernal; il avait 20 ans. On lui confia, entre autres tâches, celle d’assister un jeune prêtre tuberculeux, qui mourut en 1902. Artémide lui-même contracta la maladie, réputée à cette époque comme incurable. C’est pourquoi il fut envoyé à l’hôpital Saint Joseph, à Viedma.
Là, il fut suivi spécialement par le prêtre médecin, don Evasio Garrone. Avec lui, il demanda à Marie Auxiliatrice et obtint d’elle la grâce de la guérison en échange de la promesse de consacrer toute sa vie à soigner les malades. Il guérit et tint promesse. Il s’occupa d’abord de la pharmacie attenante à l’hôpital. Après la mort du P. Garrone, il assuma la responsabilité totale de l’hôpital. L’hôpital: c’est là qu’il y gagna la sainteté. Il fut entièrement dévoué à ses malades. Quelqu’un a décrit ainsi une de ses journées: « Debout dès 4h30. Méditation et Messe. Visite de tous les pavillons. Ensuite, à vélo, visite de tous les malades dispersés en ville. Après le déjeuner, partie de boules animée avec les convalescents. De 14h à 18h, visites des malades internes et externes de l’hôpital. Jusqu’à 20h., travail à la pharmacie. Nouveau passage dans les couloirs. Jusqu’à 23h, étude et lectures ascétiques. Enfin, repos souvent interrompu par un appel ».
En 1913, il anima la construction du nouvel hôpital, qui plus tard, en 1941, fut détruit à son grand regret; il fallait faire de la place à l’évêché du nouveau diocèse de Viedma. En 1950, il fit une chute dans un escalier et fut contraint au repos. Quelques mois plus tard apparurent les symptômes d’un cancer. Il s’éteignit le 15 mars 1951. Son corps repose aujourd’hui dans la chapelle des Salésiens, à Viedma.
Béatifié le 14 avril 2002

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