samedi 5 février 2011

VILLANA DELLE BOTTI

Mère de famille, Tertiaire, Bienheureuse
1332-1361
29 janvier
Villana delle Botti naquit à Florence en 1332 au sein d’une noble famille dont le père était un riche commerçant ; elle était contemporaine de sainte Catherine de Sienne.
Depuis sa tendre jeunesse elle se sentit attirée par le silence des cloîtres, mais son père la força à épouser en 1351, alors qu’elle était âgée de 29 ans, Rosso Benintendi. La timide jeune fille n’osa pas s’opposer à la volonté paternelle et se trouva ainsi entraînée dans le tourbillon des fêtes mondaines qui, bien vite séduirent son cœur simple et inexpérimenté aux choses de la vie. Mais Dieu, qui est un éternel amoureux des âmes pures et simples, voulait et avait choisit cette âme dès sa plus tendre enfance, intervînt d’une façon insolite.
Un soir, Villana, devant un somptueux miroir, voulant admirer sa splendide coiffure, chercha en vain à regarder son visage, mais elle ne vit qu’un horrible monstre devant elle. Et, ce n’était pas là une illusion, car tous les autres miroirs de la maison reflétaient la même horrible image. Alors elle comprit et, à l’instant même elle alla au couvent des dominicaines de Sainte Marie la Nouvelle et, aux pieds d’un confesseur, en larmes, elle vida son cœur et retrouva le parfum de son âme d’enfant. Puis, comme pour apposer un blanc-seing sur ses bonnes résolutions, elle prit l’habit du Tiers Ordre dominicain et reprit une vie toute tournée vers Dieu et pleine de sainte ferveur. À partir de ce moment-là, une vive flamme de charité la consumait littéralement et elle fut alors favorisée de sublimes faveurs de la part du Seigneur qui aurait alors put lui dire comme l’amoureux du Cantique sacré : « Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile » (Ct. 4, 1).
Comme toujours, Dieu lui réservait, pour la purifier, diverses et pénibles épreuves qu’elle accepta avec une très grande humilité, car désormais elle voulait, de tout son cœur, ressembler à Jésus crucifié. Elle avait bien comprit le conseil de Jésus : « Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive » (Lc. 9, 23)
Elle aima tendrement et vînt au secours des pauvres, comme seule une mère sait le faire, tout en ne négligeant pas ses devoirs familiaux, donnant ainsi un bel exemple de mère chrétienne. Elle pouvait alors s’écrier comme la “belle” du Cantique : « Dans les rues et sur les places, je chercherai celui que mon cœur aime » (Ct. 3, 2).
Le 29 janvier 1361, sur son lit de mort, elle voulut revêtir l’habit blanc des Dominicaines et, pendant que l’on lisait la Passion du Seigneur, elle rendit son âme à Dieu au moment même où le lecteur disait : « entre tes mains je remets mon esprit » (Lc. 23, 45).
Son corps repose dans la Basilique de Sainte Marie la Nouvelle, dans un sarcophage en marbre, œuvre de Bernardo Rossellino.
Le Pape Léon XII confirma son culte le 27 mars 1824.

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