samedi 5 février 2011

SUZANA PAZ CASTILLO RAMIREZ

Religieuse, Fondatrice, Bienheureuse
1863-1940

31 janvier

Née à Altagracia d’Orituco le 11 août 1863, Susana Paz-Castillo Ramírez (son nom de baptême) « accueillit avec enthousiasme l’appel de Dieu à la sainteté, et dès son plus jeune âge s’adonna à la pratique de la charité de manière vivante et effective, assistant, consolant et soignant les malades et les blessés que les batailles de la guerre laissaient sur les routes de sa ville natale », racontent les évêques.
Encouragée par le père Sixto Sosa, futur évêque de Cumaná, elle se mit au service des malades de l’hôpital « Sant’Antonio », fondé en 1903 à Altagracia de Orituco.
Puis, avec le père Sosa, à une époque de grande floraison pour les Congrégations féminines au Venezuela, Mère Candelaria en fonda une autre qu’elle mit au service des pauvres. Le 31 décembre 1910, la jeune congrégation sera reconnue officiellement sous le nom de « Congrégation des Petites sœurs des pauvres d’ Altagracia de Orituco ».
Par la suite, la Congrégation s’unira à l’Ordre religieux du Carmel, prenant le nom de Tertiaires carmélitaines régulières. Aujourd’hui, les religieuses sont connues sous le nom de sœurs carmélitaines vénézuéliennes ou carmélitaines de Mère Candelaria.
« Mère Candelaria, vaillante et enthousiaste malgré les maigres ressources, matérielles et financières, de la Congrégation, entreprit un immense travail d’assistance auprès des blessés de guerres et des malades les plus pauvres, manifestant une grande confiance en la divine providence et un amour profond pour les plus nécessiteux », affirment les évêques.
La création de divers hôpitaux sur les plateaux et dans l’est du pays à une époque où les services de la santé publique était très déficients, sont le fruit de ses efforts.
« Cet amour intense qui la liait à Dieu, cette dévotion généreuse et cette abnégation qu’elle avait pour les pauvres, font aujourd’hui de cette nouvelle bienheureuse vénézuélienne un exemple de vertu, dont la plus grande de toutes était une foi vive et intense en Jésus Christ, notre unique sauveur, union et amour pour l’Eglise, et en particulier pour les évêques du Venezuela, et une grande charité à l’égard des pauvres ».
Selon les évêques, « la béatification de mère Candelaria de San José sera une merveilleuse occasion de réaffirmer notre confiance en la présence de Dieu parmi le peuple vénézuélien et d’apprécier la grandeur de notre sainte religion et de l’Eglise catholique, la validité et l’utilité des congrégations religieuses et l’importance des vocations à la vie sacerdotale et consacrée ».
« Son exemple est aujourd’hui plus que jamais un rappel à tous les Vénézuéliens à vivre dans la solidarité et la fraternité », ont-ils conclu.
« Toute sa vie — dit le cardinal José Saraiva Martins, lors de l’homelie de la béatification —, Mère Candelaria s’est distinguée par une foi profonde, un grand amour de Dieu et du prochain, un cœur complaisant et miséricordieux, une adhésion filiale à la Sainte Mère Eglise et un caractère généreux et entreprenant ».
Elle rendit son âme à Dieu le 31 janvier 1940, à Cumaná, Sucre (Venezuela)

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