jeudi 10 février 2011

MARTYRS D'AVRILLÉ ET D'ANGERS

Martyrs d’Avrillé et d’AngersGroupeGuillaume RepinPrêtre du diocèse d'Angers

Introduction

10 février

Il n’y a pas de pire ennemi de l’homme que l’homme lui-même !
Cette maxime s’avère d’une triste vérité quand on étudie de près la période sanglante de la Révolution française — la Grande Révolution — comme disent certains historiens.

D'après les vitraux des églises d'Avrillé... et d'autres villages martyrs.
Cette révolution qui, soit disant, devait “abolir les privilèges”, s’est transformée en une “révolution contre Dieu” et contre tout ce qui pouvait, ici-bas, le représenter. On ne voulait plus de Dieu, alors on commença par abolir les privilèges et à se débarrasser de tout ce qui gênait : le Roi, les prêtres, les religieuses, dont les carmélites de Compiègne ; puis l'on aborda la fabrication des dieux à “visage humain”, ceux qui règnent aujourd'hui dans notre société : l'argent, le sexe et le plaisir et le pouvoir.
Aux aurores du christianisme, les martyrs avait le choix entre renier leur foi et sacrifier aux dieux romains ; pendant la révolution française le choix fut presque identique, à quelques exceptions près : les prêtres et religieux, ces "fanatiques" devaient se soumettre aux idées nouvelles, à la “Constitution civile du Clergé” pour les prêtres ; les religieux et les religieuses durent abandonner leurs couvents et redevenir de simples laïcs : d'où l'interdiction des vœux religieux.
Au début de la mise en application de la Constitution civile du Clergé, on imposa un choix draconien : prêter serment ou s’exiler. Bientôt il n'y eut plus de choix : c’était la soumission ou la mort : s’écarter de Dieu ou mourir.
En cette période qui est certainement l’une des périodes les plus sombres et les plus tristes de l’histoire de notre pays, un nombre presque incalculable de français surtout en Vendée, a choisi la solution qui s’imposait à eux comme étant la plus logique et la plus conforme aux idéaux chrétiens : donner sa vie pour le Christ en préservant la foi que Lui-même nous avait inculquée.
L’exemple des martyrs d’Angers et tout particulièrement d’Avrillé, est criant et prouve, s’il en était besoin, combien il est plus sensé d’obéir à Dieu qu’aux hommes. En effet, mieux vaut perdre à la vie en l’offrant au Seigneur notre Créateur et notre Dieu que de vivre dans la misère du péché et se retrouver ensuite dans les flammes éternelle de l’enfer.
La liste qui suit — 99 noms —, n’est, hélas ! qu’une petite liste de martyrs, comparée à d’autres de la même période, mais elle montre bien que l’homme est son pire ennemi. Elle se compose de 7 prêtres, 6 religieuses et 86 laïcs, guillotinés, fusillés ou noyés en janvier-février 1794, durant la première guerre de Vendée (1793-1794).
Le Père Guillaume Repin était le doyen de ces martyrs à Angers et à Avrillé en 1793 et 1794.
Pour la liste de tous ces martyrs, voir ci-après :
http://alexandrina.balasar.free.fr/martyrs_avrille.htm

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