mercredi 16 février 2011

GIUSEPPE ALLAMANO

Prêtre, fondateur, bienheureux
1851-1926

16 février

Joseph Allamano est né le 21 janvier 1851 dans une petite ville du nord de l’Italie ; sa mère était la sœur de saint Joseph Cafasso, alors recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata à Turin.
Il fréquenta l’école de saint Jean Bosco et devint en 1873 prêtre du diocèse de Turin. Sept ans plus tard, son évêque le nomme recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata et responsable de la formation permanente des prêtres du diocèse. C’est ainsi que l’abbé Allamano se rend compte qu’il y a beaucoup de prêtres en Italie.
Dans les années 1890, avec son fidèle collaborateur Jacques Camisassa, il tente de fonder une communauté de missionnaires pour aller évangéliser l’Afrique, mais tous ses projets échouent. Le 29 janvier 1900, il guérit miraculeusement d’une maladie grave et son évêque lui dit : " C’est pour que tu fondes un institut missionnaire! " Joseph Allamano s’attelle tout de suite à la tâche et, en mai 1902, le premier groupe de quatre missionnaires (dont un laïque) partent pour le Kenya. En 1910, il fondera un deuxième institut, les Sœurs Missionnaires de la Consolata.
Il passe le reste de sa vie :
– à diriger ses deux instituts missionnaires,
– à coordonner la pastorale au sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata
– et à la formation des prêtres de son diocèse.
Il meurt à Turin le 16 février 1926.
Dans son homélie à la messe de la béatification de Joseph Allamano le 7 octobre 1990, Jean-Paul II a déclaré :
" En ce moment où il est accueilli parmi les bienheureux, Joseph Allamano nous rappelle que, pour rester fidèles à notre vocation chrétienne, nous devons savoir partager les dons reçus de Dieu avec nos frères et sœurs, sans discrimination de race ou de culture. "
Et, pour conclure, voici quelques pensées du bienheureux Allamano :

“Il faut bien faire le bien”

« Il n'est pas facile de résumer en quelques lignes tout ce qu'a fait le bienheureux Joseph Allamano, fondateur des Missionnaires de la Consolata, prêtre du diocèse de Turin (Italie).  Toute sa vie, il a vraiment été un homme et un saint "à temps plein",  une personne qu'on ne peut pas réduire tout simplement aux circonstances de son époque.
D'un côté, il a combattu les positions religieuses et intellectuelles trop sévères des jansénistes, qui fleurissaient encore en son temps, parce que Joseph Allamano croyait profondément en la miséricorde et au pardon inépuisable de Dieu.  De l'autre, il a aussi vaillamment lutté contre les attitudes dites modernistes qui sapaient les fondements de la foi et de la vie spirituelle, en insistant sur les dimensions religieuses de l'existence et la présence de Dieu au cœur de nos vies.
Inutile de chercher des comportements hautains ou arrogants dans cette vie totalement dépensée pour les autres et pour Dieu!   Inutile aussi d'y chercher des belles paroles qui n'auraient pas été d'abord mises en pratique dans la vie de tous les jours du bienheureux. 
Après tout, n'est-ce pas lui qui disait à ses fils et filles missionnaires: "Le bien, il faut bien le faire et en silence!"
Pour Joseph Allamano, l'Évangile nous invite à donner le bon exemple, à témoigner de ce que nous vivons, mais sans sonner la trompette devant nos bonnes actions.

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