jeudi 10 février 2011

EUSEBIA PALOMINO YENES

Religieuse, Bienheureuse
1899-1935

10 février

Eusebia (Eusèbie) Palomino Yenes, cette ‘perle de l’Église espagnole’, naît en 1899 à Cantalpino dans la Province de Salamanque, en Espagne. Sa famille est très pauvre, mais Eusebia connaît une enfance heureuse, car, avec ses sœurs, elle est éduquée par ses parents dans la piété et la charité. Vu sa maturité spirituelle, elle peut faire sa première communion dès l’âge de 9 ans et cela la marque profondément. Toute sa vie désormais, elle s’attachera au “prisonnier d’amour” présent dans le Saint-Sacrement. Mais, de bonne heure aussi, elle doit se livrer à un travail fatigant. On l’emploie comme ‘bonne’. Elle travaille d’abord à la campagne, puis à douze ans, elle part avec sa grande sœur chez les Salésiennes de Salamanque pour se mettre à leur service dans le travail auprès des enfants. En 1924, elle peut réaliser son secret désir de se consacrer au Seigneur chez les mêmes Sœurs salésiennes (appelées aussi : “Filles de Marie Auxiliatrice”) et entre au noviciat.
Après ses vœux elle est envoyée dans la maison de Valverde del Camino (Huelva), petite ville à l’extrême sud-ouest de l’Espagne. Elle y travaille comme cuisinière et rend d’autres services dans la communauté. Dans le patronage qui en dépend, les petites filles sont rapidement captivées par la foi simple, l’humilité et la joie de sœur Eusebia, laquelle emploie tous ses moments libres à leur faire le catéchisme. En bonne disciple de don Bosco dont la maxime était : ‘Da mihi animas, caetera tolle’ (donne-moi les âmes et garde tout le reste), elle pense que “l’important est d’aimer et de servir ; le reste ne compte pas”. Elle a une grande dévotion aux Plaies du Seigneur  et la propage dans ses lettres ; son but est d’obtenir miséricorde et pardon pour les pécheurs. En 1930, elle a des visions prémonitoires à la veille des événements sanglants de la guerre civile (1931). En 1932, elle tombe malade. Elle meurt en 1935, dans la nuit du 9 au 10 février.
Lors de sa béatification, Jean-Paul II dit : « Sœur Eusebia Palomino Yenes trace un chemin de sainteté fascinant et exigeant pour nous tous et en particulier pour les jeunes de notre époque ».

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