dimanche 6 février 2011

AVIT DE VIENNE

Évêque, Saint
+ 525

5 février

Ce Saint naquit en Auvergne, d'une famille sénatoriale de Rome. En 490, il succéda à Isychius son père, qu'on avait élevé sur le siège épiscopal de Vienne, après la mort de saint Mammert. Nous lisons dans la vie de saint Epiphane de Pavie, par Ennodius, qu'A vit était un trésor de science et de piété, et qu'il racheta un grand nombre de prisonniers que les Bourguignons avaient emmenés de la Ligurie. Son éminente vertu le fit respecter par Clovis, Roi de France, et par Gondebaud, Roi de Bourgogne, quoique le premier fût encore idolâtre, et que le second fût infecté de l'hérésie arienne. Notre Saint ayant eu une conférence à Lyon avec les évêques ariens, il les confondit et les réduisit au silence. Le Roi de Bourgogne, qui était présent, fut si frappé du triomphe de la foi catholique, qu'il l'aurait embrassée, s'il n'eût craint de choquer ses sujets. Sigismond, fils et successeur de Gondebaud, fut plus courageux que son père ; il se rendit aux sollicitations de saint Avit, qui le pressait d'abjurer l'arianisme. Lorsque ce prince eut trempé ses mains dans le sang de Sigeric son fils, que sa belle-mère avait accusé d'un crime supposé, notre Saint lui fit sentir toute l'indignité de sa conduite, et lui inspira de vrais sentiments de pénitence. Il rebâtit l'abbaye d'Agaune, autrement dite de saint Maurice, embrassa l'état monastique, et mourut en odeur de sainteté. Saint Avit présida, en 517, au célèbre concile d'Epaone, où l'on fit quarante canons de discipline, et mourut en 525. Il est nommé en ce jour dans le martyrologe romain. On l'honore le 20 Août dans l'église collégiale de Notre-Dame de Vienne, où il fut enterré.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

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