samedi 5 février 2011

ANNE MARIE RIVIER

Fondatrice des sœurs de la Présentation de Marie, Bienheureuse
1768-1838

3 février

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait par lui la vie éternelle (Jn 3, 16). L'annonce de cette Bonne Nouvelle à tous les hommes, est au coeur de l'évangélisation du troisième millénaire.

RÉCONFORT À BON MARCHÉ ?

«L'homme de notre temps ressent-il le besoin de cette annonce? À première vue, il semblerait que non, puisque l'attitude générale et une certaine culture dominante donnent l'image d'une humanité sûre d'elle, qui se passe volontiers de Dieu, en revendiquant une liberté absolue, même contre la loi morale. Mais lorsque l'on regarde de près la réalité de chaque personne, obligée de faire face à sa fragilité et à sa solitude, on s'aperçoit que les esprits sont dominés, bien plus que l'on ne le croit, par l'angoisse, l'anxiété face à l'avenir, la peur de la maladie et de la mort. Cela explique pourquoi tant de personnes, en cherchant une issue, empruntent parfois des raccourcis effarants, comme par exemple le tunnel de la drogue ou celui des superstitions et des rites magiques traumatisants.
«Le christianisme n'offre pas de réconfort à bon marché, car il exige une foi authentique et une vie morale rigoureuse. Mais il nous donne une raison d'espérer, en nous indiquant Dieu comme Père, riche en miséricorde, qui nous a donné son Fils, nous montrant ainsi son immense amour» (Jean-Paul II, Angelus du 9 mars 1997).
Cet amour, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, nous le fait découvrir à travers l'affection d'une mère, par un don qu'Il fait personnellement à chaque homme: Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton Fils". Puis il dit au disciple: "Voici ta mère" (Jn 19, 26-27). Dans le visage maternel de Marie, les chrétiens reconnaissent une expression de la sollicitude et de la bonté de Dieu le Père: la Sainte Vierge apparaît comme celle qui attire les pécheurs et qui leur révèle, par sa sympathie et son indulgence, la miséricorde divine. Elle les aide à surmonter l'obstacle de la crainte que la majesté de Dieu inspire naturellement à la créature. L'attrait croissant exercé sur les générations de chrétiens par la dévotion à Marie, témoigne de l'excellence d'un tel don.
La présence d'une Mère est, en effet, une source de réconfort et de joie. Quels que soient nos états de vie et nos responsabilités, nous sommes tous enveloppés dans la douce maternité de la Vierge Marie, qui accomplit pour nous, dans l'ordre de la grâce, les actes que toute mère prodigue à ses enfants: elle aime, elle veille, elle protège, elle intercède. Elle coopère, en effet, à la naissance et à l'éducation spirituelles de chacun d'entre nous. Elle fait pénétrer la grâce dans les coeurs, et étend sans cesse le domaine de la sainteté.
Pour donner à notre époque un exemple de l'action maternelle de Marie, le Pape Jean-Paul II a béatifié Anne-Marie Rivier le 23 mai 1982.

UNE PETITE FEMME D'UN MÈTRE TRENTE-DEUX

En 1770, alors qu'elle n'a pas encore deux ans, Anne-Marie est victime d'un grave accident: elle tombe du lit superposé dont elle occupe le rang supérieur. Dans sa chute, elle se fracture la hanche et, désormais, même avec des béquilles, elle ne peut se tenir debout. Cet épisode dramatique a eu lieu au pays de son enfance, à Montpezat, dans les montagnes de l'Ardèche.
Anne-Marie souffre également de rachitisme: avec un buste et une tête normalement développés, ses bras et ses jambes resteront grêles, et, adulte, elle ne dépassera pas un mètre trente-deux. Dans son infirmité, elle se traîne à terre et sa maman la porte chaque jour à la chapelle des Pénitents, où l'on vénère une très ancienne statue de la Pietà. Au cours de ces visites, la maman explique à son enfant qui est cette Mère en pleurs dont le Fils, descendu de la Croix, gît dans ses bras. L'amour du Christ et de sa Mère, le désir de faire quelque chose pour eux, l'horreur des péchés qui sont la cause de leurs souffrances, et, surtout, une confiance absolue en Marie, pénètrent peu à peu dans le coeur tendre et généreux de la fillette. Un jour, sans ambages, elle déclare à sa mère: «La Dame de la chapelle me guérira!» Elle attend imperturbable le miracle qui ne vient pas, et supplie: «Sainte Vierge, guérissez-moi, et je vous apporterai tous les jours des bouquets et des couronnes. Si vous ne me guérissez pas, je ne reviendrai plus  Si vous ne me guérissez pas, je vous boude!»
La pauvre infirme continue cependant de se faire transporter chaque jour devant la statue. Elle sait qu'au ciel Marie poursuit son rôle pour le salut éternel des hommes. Par ses paroles et ses exemples, rapportées dans les Évangiles, elle contribue à notre éducation spirituelle: elle nous invite à la pureté parfaite, au souci unique de plaire à Dieu, à la fidélité, à la docilité à toutes les motions de l'Esprit-Saint, à la pratique des vertus, à l'union intime avec Jésus. Marie, c'est un coeur qui aime, qui chante, qui monte et qui rayonne. La Sainte Vierge intervient également dans notre vie par sa prière, qui peut aller jusqu'à nous obtenir des miracles, si elle le juge opportun. Ses bonnes inspirations sont plus fréquentes que nous ne l'imaginons. Que de fois nous sommes embarrassés devant un choix ou un devoir difficile à accomplir. Alors une invocation, un appel au secours, et la lumière brille et la joie revient. Il y a aussi parfois des paroles plus précises, des consignes très nettes pour ceux qui, filialement, demandent une ligne de conduite. «Jamais la Sainte Vierge ne manque de me protéger aussitôt que je l'invoque, écrit sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. S'il me survient une inquiétude, un embarras, bien vite je me tourne vers elle et toujours, comme la plus tendre des mères, elle se charge de mes intérêts» (Ms C, folio 26 r°.). Anne-Marie va, elle aussi, sentir les effets de cette protection maternelle.
À la maison, elle raconte des histoires édifiantes aux enfants du village, et sait à merveille soutenir l'attention de son petit auditoire pour le faire se tenir tranquille. Elle enseigne le catéchisme et fait prier tous ces enfants. Peu à peu, elle sent au fond d'elle-même le désir de se consacrer à Dieu et à l'instruction des enfants. «Aussi, dira-t-elle plus tard, j'éprouvais plus que jamais un vif désir de guérir».
En 1774, son père est rappelé à Dieu. L'inhumation a lieu le 8 septembre, fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge. Ce jour-là même, Anne-Marie demande ses béquilles qu'on a égarées. On les retrouve. Et voici qu'au grand étonnement de tous, elle s'en sert et fait trois fois le tour de la pièce. La Vierge Marie, pour sa fête, lui a fait cadeau d'un beau miracle, lui permettant de marcher à l'aide de ses béquilles!
Elle s'occupe plus que jamais des autres enfants et organise de petites processions, les fillettes coiffées d'un voile, les garçons portant une croix, tous récitant le chapelet.

UNE DOUBLE DOSE DE MIRACLES

Le 31 juillet 1777, Anne-Marie, qui a alors neuf ans, tombe dans l'escalier et se fracture une cuisse. Le chirurgien, appelé d'urgence, remet l'os en place. Après le départ du médecin, madame Rivier, animée par la foi qui soulève les montagnes, enlève le bandage et frotte la jambe accidentée avec l'huile de la lampe de Notre-Dame de Pradelles. Le lendemain, le membre est désenflé. Le 15 août suivant, un de ses oncles dit à l'enfant: «Lève-toi et essaie de marcher». Deuxième miracle, plus éclatant que le premier: Anne-Marie se lève et marche sans ses béquilles! Elle pousse un cri de joie: «La Sainte Vierge m'a guérie!  La Sainte Vierge m'a guérie! » Dans l'excès de sa joie, elle raconte partout les merveilles réalisées par Marie en sa faveur.
Son amour de Dieu s'accroît avec les grâces reçues. Un jour, quelqu'un la rencontre dans un bois: «Où vas-tu donc ainsi? - Au désert pour prier le bon Dieu». On la ramène à la maison, mais son désir de solitude et de prière ne diminue pas. Sa charité pour les pauvres la porte à donner tout ce qu'elle peut. Elle aide même une aveugle à mendier, en la prenant par la main pour la diriger.
À onze ans, elle fait sa première communion: «J'étais si petite, racontera-t-elle plus tard, que pour atteindre la sainte table, je dus mettre mon chapeau de laine sous mes genoux». Sa mère lui fait alors apprendre à lire et à écrire, puis l'envoie se perfectionner chez les religieuses de Notre-Dame, à Pradelles. Revenue ensuite à la maison, son zèle la porte à de nombreuses oeuvres pastorales et caritatives: elle catéchise, entraîne les jeunes à la Messe et au confessionnal, soigne les malades et assiste les mourants. La réception quotidienne de la sainte communion, la récitation du chapelet et du petit office de l'Immaculée Conception, entretiennent sa vie intérieure. Son rayonnement est tel qu'on lui demande de faire des neuvaines à diverses intentions.
À dix-sept ans, elle sollicite son entrée chez les religieuses de Notre-Dame. Mais le conseil des soeurs refuse l'admission à cause de sa mauvaise santé. Surprise bien pénible! «Ces refus ne firent qu'enflammer mes désirs, confiera-t-elle: puisqu'on ne veut pas me laisser entrer au couvent, je ferai moi-même un couvent!» Une foi à déraciner les chênes, une confiance aveugle en la Très Sainte Vierge et une charité débordante embrasent l'âme de notre "petite" Anne-Marie.

« TOUTES EN PARADIS »

En 1786, elle rentre à Montpezat. Elle a dix-huit ans, mais reste de toute petite taille. Cela ne l'empêche pas de demander à son curé de la mettre à la tête d'une école. Le curé trouve ridicule sa demande, jugeant qu'elle n'obtiendra ni respect, ni obéissance de la part des enfants. Anne-Marie insiste, insiste  Non seulement elle veut réunir les jeunes filles, mais elle désire former de bonnes mères de famille, convaincue qu'elle est, du rôle évangélisateur des familles et de l'importance de l'initiation religieuse dès la petite enfance: «La vie est tout entière dans les premières impressions!» dira-t-elle. Le curé finit par céder. Elle a donc la permission de monter de toutes pièces une école dans une maison appartenant à des religieuses dominicaines. L'école ouvre à la rentrée de 1786, peuplée par les enfants des notables, mais surtout par les enfants pauvres accueillis gratuitement.
La jeune maîtresse est exigeante, mais elle est aimée de ses filles qui comprennent que sa fermeté tourne à leur profit et procède de son amour pour elles. Sa méthode pédagogique est simple et pleine de bon sens. Elle a conscience que la formation intégrale d'un enfant doit comprendre une formation spirituelle et doctrinale solide et profonde. Son désir de conduire à leur béatitude éternelle les âmes qui lui sont confiées, lui fait répéter souvent: «Mes enfants, je veux vous emmener toutes en Paradis».
Elle obtient auprès des enfants des réussites encourageantes. Son secret? De l'audace, de la ténacité, une joie expansive et beaucoup de courage. Voici quelques conseils qu'elle donnera plus tard à ses religieuses:
Pour l'enseignement: «Ne vous faites pas remarquer par vos talents, pas même pour attirer les enfants à l'école  Si celles-ci réussissent bien, qu'elles ne se prennent pas pour des génies, cherchant à briller. Pas de termes savants pour leur parler. N'admirez pas leur mise: donnez-leur au contraire l'horreur des parures et des modes».
Elle met en garde les nouvelles maîtresses: «Les enfants ont quelquefois assez de malice pour éprouver le caractère d'une soeur nouvellement arrivée, voulant voir si elle a de l'énergie, de la vigilance, si on pourra se moquer d'elle impunément. Que celles donc qui prennent la direction d'une classe aient un air grave et sérieux qui donne à connaître qu'il faudra faire le devoir sans badiner, et aussi un ton de bonté et de politesse qui les gagne».
«Veillez à la propreté et à l'abondance des aliments; il faut que les jeunes mangent suffisamment. Le sommeil et l'exercice sont nécessaires. Qu'elles n'aient pas les pieds humides. Donnez-leur une boisson chaude si elles ont froid. Si elles sont malades, appelez le médecin sans leur donner des "remèdes de bonnes femmes". Ne leur imposez pas des aliments pour lesquels elles ont une répugnance invincible ».

DANS LA TOURMENTE

1789: La révolution éclate. Anne-Marie fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider les prêtres réfractaires, poursuivis par la loi en raison de leur fidélité au Pape, à exercer leur ministère. Jour et nuit, au gré des circonstances, elle réunit les fidèles pour se confesser, entendre la Messe et communier. Quand le prêtre ne peut venir, c'est elle qui fait l'instruction. En ces temps où la guillotine ne chôme pas, il faut tenir un langage réaliste. Aussi n'hésite-t-elle pas à parler avec force, de Jésus Crucifié, modèle de courage et de constance, des fins dernières, du péché mortel qui conduit à la damnation, du Paradis promis à ceux qui seront restés fidèles à l'Évangile et à l'Église romaine. Puis elle interroge son auditoire: «Me promettez-vous de mourir pour Jésus-Christ?» Et, les larmes aux yeux, tous répondent: «Oui!»
Elle ne tarde pas à être citée devant le commissaire révolutionnaire qui lui défend de présider de telles assemblées, sous peine d'être enfermée à la maison d'arrêt et de passer en jugement. Mais, cette petite femme d'un mètre trente-deux, tient tête, et sans se déconcerter, elle indique à des personnes sûres la maison Rivier comme lieu de réunion.
À Montpezat, la maison dominicaine, quoique déclarée bien national, n'a pas été vendue. Anne-Marie continue d'y tenir son école. Elle a bientôt une demi-douzaine de pensionnaires auxquelles elle essaye de donner une forme de communauté religieuse: son idée de couvent la poursuit toujours. Son zèle pour le salut des âmes lui inspire de grandes audaces. «Dieu me soutint à tel point, raconte-t-elle, qu'au lieu de songer à abandonner les travaux entrepris, j'en méditais de plus grands encore. Ici, me disais-je, les enfants sont instruits, les femmes et les jeunes filles sont secourues, mais ailleurs, qui s'occupe de tant de pauvres âmes?  Et je brûlais du désir de me multiplier » Nous sommes en 1793, au plus fort de la révolution. Trois jeunes filles s'éprennent de son idéal et la rejoignent. Anne-Marie attribue un village des environs à chacune d'elles pour y donner le catéchisme et aider la jeunesse à vivre conformément à l'Évangile.

ENCORE LA SAINTE VIERGE

En 1794, le gouvernement révolutionnaire vend la maison des dominicaines de Montpezat. Anne-Marie et ses compagnes, qui doivent déménager, demandent à la Sainte Vierge de leur donner un signe d'encouragement: la statue de Marie s'anime et leur sourit. Fortifiées par ce miracle, elles s'installent au village de Thuys, dans une autre maison appartenant aux Dominicaines, et y établissent une école. L'affluence est telle qu'Anne-Marie doit confier les garçons aux Frères des Écoles Chrétiennes. Son exemple attire deux autres jeunes filles qui acceptent de l'aider. Un jour, elle réunit ses cinq premières compagnes et leur déclare d'emblée: «Mettons-nous ensemble et nous ferons un couvent!» Toutes acquiescent; la fondation est lancée. Les premières autorisations de l'évêché sont données, et, le 21 novembre 1796, en la fête de la Présentation de Marie au Temple, Anne-Marie et ses filles se consacrent à Dieu et à la jeunesse, sous le patronage de Notre-Dame de la Présentation. «Nous n'étions rien, nous n'avions rien, nous ne pouvions rien, dira-t-elle plus tard. Après cela douteriez-vous que ce soit le bon Dieu qui ait conduit les choses?» La spiritualité de la fondatrice, en effet, a pour fondement les vertus de foi, d'espérance et de charité, avec une note tout apostolique. Il s'agit pour elle de poursuivre avec le Christ l'oeuvre de la Rédemption. C'est pourquoi elle écrit: «Notre vocation, c'est Jésus-Christ».
À la rentrée d'octobre 1798, l'école de Thuys compte 62 pensionnaires et il faut acheter une nouvelle maison, sans avoir l'argent bien entendu  Mais la Providence, qui ne manque jamais à ceux qui se confient en elle, y pourvoit, et les fonds nécessaires sont rapidement rassemblés. En 1801, l'archevêque, Monseigneur d'Aviau approuve les Règles provisoires que la Mère Anne-Marie lui a soumises. Celle-ci est confirmée comme supérieure à vie et douze religieuses font leur consécration. En 1815, la plus grande partie de la communauté se transporte de Thuys à Bourg-Saint-Andéol dans le grand couvent des Visitandines, acquis avec peine par la fondatrice. «Je n'ai jamais cherché l'argent que par la prière, et il est toujours venu», avouera-t-elle en montrant une statue de la Très Sainte Vierge.
Les écoles se multiplient prodigieusement. Au moment où elle quitte cette terre pour voir enfin la Vierge Marie qu'elle a tant aimée ici-bas, dans la foi, sa congrégation compte 300 religieuses réparties en 141 établissements. Aujourd'hui, les soeurs de la Présentation sont environ 3000, réparties en 9 provinces, dont 3 en Europe et 6 aux États-Unis. Elles sont à la fois enseignantes, hospitalières et éducatrices paroissiales.
Le 3 février 1838, tandis qu'elle récite la deuxième partie du "Je vous salue, Marie": «  Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort», Mère Anne-Marie s'éteint paisiblement. Notre-Dame était au rendez-vous.
En demandant à Marie son intercession, nous reconnaissons notre condition de pécheurs et nous implorons la "Mère de la miséricorde", la Toute Sainte. Nous lui confions le "maintenant", l'aujourd'hui de nos vies. Qu'elle insuffle dans nos coeurs la certitude que Dieu nous aime, et qu'elle soit proche de nous dans les moments de solitude, lorsque nous sommes tentés de baisser les bras face aux difficultés de la vie. Que notre confiance s'élargisse encore pour lui abandonner dès maintenant "l'heure de notre mort". Qu'elle y soit comme à la mort en Croix de son Fils, et qu'à l'heure de notre passage, elle nous accueille comme notre mère pour nous conduire à Jésus, en Paradis (cf. CEC, 2677).
C'est la grâce que nous vous souhaitons par l'intercession de saint Joseph. Nous prions pour tous vos défunts.
Dom Antoine Marie osb, abbé
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