dimanche 6 février 2011

ALFONSO MARIA FUSCO

Prêtre, Fondateur, Bienheureux
1839-1910

6 février

Les parents du bienheureux, Aniello Fusco et Joséphine Schiavone, étaient tous deux de souche paysanne et vivaient à Angri au pied du Vésuve, dans la province de Salerne en Campanie. Désolés de ne pas avoir d'enfant après quatre ans de mariage, ils vont non loin de là à Pagani où Saint Alphonse de Liguori a exercé un ministère marqué par la prière et des conversions, et où des reliques du saint sont conservées. Un Père rédemptoriste leur dit : "Vous aurez un fils, vous l'appellerez Alphonse, il sera prêtre et vivra la vie de Saint Alphonse." Effectivement ils ont un enfant qui sera le premier de cinq.
Il naît à Agri le 23 mars 1839 et ses parents lui donnent le nom d'Alfonso Maria (Alphonse-Marie). A 11 ans, il entre au petit séminaire. Il est ordonné prêtre à 24 ans, le 29 mai 1863. Il commence son ministère à la Collégiale Saint-Jean-Baptiste d'Angri (là où ses parents s'étaient mariés). Il se distingue par son zèle, spécialement pour le sacrement de la réconciliation (comme son patron Saint Alphonse !), manifestant une paternelle compréhension pour ses pénitents.
Il prêche au peuple dans un style simple et incisif. Mais il lui reste encore à réaliser un rêve : en effet, une nuit, lors de sa dernière année de séminaire, Jésus lui était apparu en songe, lui demandant de fonder, dès qu'il serait ordonné, un Institut de Sœurs et un orphelinat pour garçons et filles. Il rencontre alors Madeleine Caputo, une femme au caractère énergique qui désire entrer en religion et qui le pousse à réaliser son projet le plus tôt possible. Avec trois autres jeunes filles, Madeleine s'établit dans un bâtiment délabré à Ardinghi dans le district d'Angri : la maison Scarcella. C'est l'origine de la Congrégation des Sœurs de Saint-Jean-Baptiste (saint auquel était dédié la paroisse où œuvrait le Père Alphonse). Privations, combat et opposition marquent les débuts, mais l'œuvre de la maison Scarcella, devenue la "Petite maison de la Providence", croît avec rapidité. L'épreuve visite aussi le fondateur. A la suite de fausses accusations, l'évêque lui retire la direction de l'Institut. A Rome, où les Sœurs baptistines ont une maison, on lui ferme la porte, et le Cardinal-Vicaire Respighi dit au Père Alphonse : "Vous avez fondé cette communauté de bonnes Sœurs ; elles font de leur mieux. Maintenant, retirez-vous." Il obéit héroïquement et se réfugie angoissé dans la prière.
Il continue son action avec de nombreux écrits courts et simples qui témoignent de son amour de l'Eucharistie et de la Vierge des douleurs. Son esprit d'humilité et sa paix lui attirent sympathie et confiance. Les épreuves passées, il continue à veiller sur son Institut avec sagesse et prudence, faisant preuve d'une tendresse quasi maternelle, spécialement envers les orphelins les plus déshérités. Pour eux, il a toujours de la place, même s'il ne reste rien ou presque rien à manger. Il dit aux sœurs : "Pas de soucis, mes filles ! Je vais aller trouver Jésus et il se souciera de vous." Et le Seigneur répond rapidement et généreusement. On a appelé don Fusco le "don Bosco du Sud" en raison de ses choix innovateurs.
A une époque où l'éducation et l'instruction sont le privilège d'un petit nombre et sont déniés aux pauvres et aux femmes, le chanoine Alphonse ne recule devant aucun sacrifice pour donner aux enfants un milieu de vie paisible et aux plus âgés, instruction et métier, afin qu'ils puissent devenir d'honnêtes citoyens et des chrétiens engagés. Aux Sœurs, il demande de s'instruire pour qu'elles puissent éduquer à leur tour les pauvres et préparer les voie à Jésus dans le cœur des enfants et des jeunes. La devise qu'il leur propose est : "Parate viam Domini", "Préparez les voies du Seigneur."
Grâce à la volonté tenace du Père, à sa confiance absolue en la Providence et à la sage collaboration de Madeleine Caputo, devenue Sœur Crocifissa, et des Sœurs, l'Institut connaît un extraordinaire développement. Ainsi se réalise son 'rêve'. Les demandes d'accueil pour orphelins affluent et il faut créer de nouvelles maisons. D'une simple bâtisse d'accueil est donc né un Institut qui est aujourd'hui présent dans seize pays et quatre continents, aux côtés des humbles et des "derniers". Quant à Don Alfonso, il meurt paisiblement dans la nuit du 5 février 1910, après avoir béni et consolé les Sœurs qui l'entourent.
SOURCE : www.vatican.va/

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