samedi 5 février 2011

ADALBAUD

Mari de sainte Rictrude, Saint
+ ca. 645

2 février

Adalbaud était issu d'une famille illustre en France. Sa mère se nommait Gerberte et était fille de sainte Gertrude ou Gerétrude, fondatrice du monastère de Hamage, près de Marchiennes, au-delà de la Scarpe dans le Hainaut. Quelques auteurs le disent frère d'Archambaud, maire du palais, et le désignent même comme seigneur de Douai. Malgré l'incertitude de ces deux dernières dénominations, on convient néanmoins qu'Adalbaud possédait de grandes richesses et qu'il avait été longtemps à la cour du roi Clovis I
Le vertueux jeune homme mérita par sa piété, lorsqu'il voulut embrasser l'état de mariage, d'obtenir de Dieu une épouse qui l'égalait en vertus, et avec laquelle il trouva le moyen de se sanctifier, lui, sa femme et ses enfants. Il épousa Rictrude, et en eut quatre enfants qui parvinrent tous par les instructions et les bons exemples de leurs parents à une telle sainteté, qu'elle est reconnue et honorée d'un culte public.
Un jour Adalbaud se trouva obligé d'entreprendre un voyage en Aquitaine. Son épouse l'accompagna jusqu'à une certaine distance, et lorsqu'elle le quitta, elle devint tellement triste qu'elle retourna à la maison le cœur rempli d'amertume. Il paraissait que Dieu voulut lui faire pressentir en quelque sorte le malheur qui menaçait son époux ; car Adalbaud fut attaqué en route par des scélérats qui le massacrèrent impitoyablement vers l'an 645. Il est révéré comme martyr, suivant l'usage de donner cette qualité aux personnes pieuses mises à mort injustement. Dieu ne tarda pas à manifester la sainteté de son serviteur par plusieurs miracles qui s'opérèrent à son tombeau. Son corps ne resta pas longtemps dans le premier lieu où il avait été enterré; il fut transféré à l'abbaye d'Elnon, et vraisemblablement même du temps de saint Amand, qui fit, quelques années après la mort de saint Adalbaud, un voyage en Aquitaine. Il fut déposé dans un tombeau que Rictrude avait fait préparer. La tête du Saint était restée au lieu de son premier enterrement, mais elle fut apportée plus tard à Douai, où elle a continué à reposer dans l'église de Saint-Amé, jusqu'à sa démolition.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

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