mercredi 26 janvier 2011

PAUL-JOSEPH NARDINI

Prêtre, Fondateur, Bienheureux
1821-1862
Paul Joseph naît d’une mère célibataire, Barbara Litchenberger, le 25 juillet 1821 dans la petite ville de Germersheim au Palatinat (actuellement État de Rhénanie-Palatinat) en Allemagne, et il est baptisé le lendemain. Comme nom de famille, il porte d’abord celui de sa mère, Litchenberger. Lorsque celle-ci tombe dans le chômage, elle doit confier son enfant à une tante paternelle, mariée à un italien nommé Anton Nardini, d'origine Italienne. Les deux l'aiment comme un fils, lui donnent leur nom de famille, Nardini, et lui assurent une bonne éducation.
Paul Joseph se révèle excellent dans son travail scolaire. Après ses études secondaires se dessine en lui un appel au sacerdoce. L’évêque de Speyer (Spire) Johannes von Geissel le reçoit dans son séminaire en 1841, et après le cursus habituel de philosophie et théologie, on l’envoie encore à l’université de Munich, où, en 1846, il décroche un brillant doctorat de théologie avec la mention “summa cum laude”. La même année, le 22 août 1846, il est ordonné prêtre dans la cathédrale de Spire.
Après un certain temps vécu en paroisse, il est nommé préfet de l’internat diocésain de Spire, mais il se sent attiré par le ministère paroissial et, après un poste dans une petite paroisse, il aboutit en 1851 dans la ville industrielle de Pirmasens, dans une paroisse qu’il occupera jusqu’à sa mort. Paroisse pauvre où il y a beaucoup à faire, car le degré d’évangélisation est faible et une grande partie de la population est protestante. L’abbé Nardini n’a pas oublié sa mère et elle vient habiter à la cure. Frappé par les enfants laissés à eux-mêmes et les vieillards qu’on néglige, il cherche à y remédier, et pour se faire aider dans cette tâche sociale, il fait appel aux sœurs alsaciennes de Niederbronn.
Quant à lui, il mène une vie mortifiée et pieuse, marquée par l’amour de l’eucharistie, le zèle pour la prédication et le catéchisme. Son ministère est fructueux ; les gens le considèrent comme un saint et l’appellent le ‘père des pauvres’. Mais les sœurs qu’il a fait venir ont de la peine à assumer les tâches qu’il leur a fixées ; de plus, on les regarde comme des étrangères et elles risquent l’expulsion. Alors, l’abbé Nardini les laisse repartir et se décide à faire lui-même une fondation, qui démarre le 2 mars 1855 avec quatre jeunes femmes, tertiaires de saint François. Il les appelle d’abord “Pauvres Franciscaines de la Sainte Famille” et par la suite “Sœurs franciscaines de la Sainte Famille”.
Le fondateur prend à cœur leur formation spirituelle et même matérielle, allant jusqu’à se priver de nourriture pour elles. Ayant le même dévouement pour ses paroissiens, il en est victime. C’est ainsi qu’il se rend par une nuit d’hiver glaciale au chevet d’un mourant pour lui apporter le Viatique. Atteint du typhus pulmonaire, il ne tarde pas à mourir le 27 janvier 1862, âgé de quarante ans seulement. Mais les sœurs sont déjà 220 et elles œuvrent dans tout le Palatinat.
Actuellement, on les appelle “Sœurs de Mallersdorf”, du nom de leur maison mère, établie dans un ancienne abbaye bénédictine de Bavière.

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