mardi 18 janvier 2011

MARCELO SPINOLA Y MAESTRE

Archevêque, Cardinal, Fondateur, Bienheureux
1835-1906

Marcelo (Marcel) Spinola y Maestre naît en 1835 à San Fernando près de Séville en Andalousie. Il est le fils du marquis de Spinola. Il exerce d’abord le métier d’avocat, plaidant gratuitement pour les pauvres, puis sur le conseil de son directeur spirituel, il s’oriente vers le sacerdoce et il est ordonné prêtre à 29 ans le. Tout son ministère se déroulera en différents lieux d’Andalousie : à Huelva, puis dans une paroisse de Sanlúcar de Barramela comme chapelain, puis curé à San Lorenzo de Séville et enfin chanoine de la cathédrale. Il prodigue son zèle en plusieurs domaines, spécialement dans le sacrement de la pénitence, car sa réputation lui attire de nombreux pénitents de toutes classes sociales. Il y consacre la majeure partie de son temps. Il est gai et doux de caractère, simple et grand travailleur. Le 16 décembre 1880, il est nommé, évêque auxiliaire de Séville et consacré le 6 février 1881. Sa devise épiscopale est : « Je peux tout en Lui » (Ph. 4,13). S’appuyant sur cette confiance, il mène une vie austère pour lui-même et charitable pour les autres, attentif aux plus humbles et héroïque dans l'accomplissement de ses devoirs épiscopaux. En 1884, il est nommé évêque de Coria. Il est le premier évêque à visiter la zone la plus déprimée d’Espagne, Las Hurdes, située dans son diocèse. Devant la montée des troubles sociaux et de l’anticléricalisme, dus en partie aux conditions de pauvreté, il s’attache à l’éducation populaire et fonde la congrégation féminine des “Esclaves du Divin Cœur”.pour l’apostolat de la jeunesse. De 1886 à 1896, il est évêque de Malaga. C’est là que les gens commencent à l’appeler ‘le saint’. Puis, il est nommé archevêque de Séville en 1896. Toujours préoccupé des pauvres, il cherche des moyens pour les aider et on l’appelle ‘l’archevêque mendiant’. Il est mêlé à tous les mouvements de son temps, mais son indépendance ecclésiale le situe au-dessus des divisions et des partis, ce qui le rend « porteur de paix et de compréhension ,en même temps que défenseur de la liberté de l’Église dans l’accomplissement de sa mission sacrée. Tout cela, nourri par un amour enflammé envers Jésus-Christ et marqué d’une profonde humilité personnelle » (Jean-Paul II).
Tombé malade, il reçoit au lit sa nomination de cardinal, promulguée par le pape saint Pie X le 11 décembre 1905 et signifiée par une lettre de son secrétaire d’État, le cardinal Merry del Val. La barrette lui est imposée par le roi Alphonse XIII le 31 décembre suivant. Il meurt peu après le 19 janvier 1906, à 71 ans.

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