mardi 18 janvier 2011

MACAIRE D'ALEXANDRIE

Anachorète, Saint
306-395

Saint Antoine lui donne l’habit

Saint Macaire d'Alexandrie est appelé le Jeune, pour le distinguer de saint Macaire d'Egypte, surnommé l’Ancien. Il était originaire d'Alexandrie, où sa profession fut d'abord de vendre des dragées et des fruits ce qui n'a pas empêché qu'on ne lui ait aussi donné le titre de bourgeois de cette ville. Il n'y demeura pas longtemps car le grand amour qu'il avait pour la solitude le porta à se rendre près de saint Antoine, qu'il choisit pour son guide dans les premières années de sa retraite. Ce Saint lui donna l'habit monastique et lui prédit ce qui arriverait dans le cours de sa vie. En effet, Dieu manifesta dès lors au saint abbé, par une merveille évidente, qu'il destinait Macaire à de grandes choses. Saint Antoine avait fait dans une occasion un grand amas de rameaux de palmier pour faire des nattes. Comme ils étaient parfaitement beaux, Macaire le pria de lui en donner quelques-uns. Il lui répondit : « Il est écrit Vous ne désirerez point le bien de votre prochain ». Mais à peine eut-il achevé ces paroles, que les rameaux devinrent aussi secs que si le feu y eût passé. Saint Antoine, étonné de ce prodige, lui dit : « Je comprends que le Saint-Esprit repose sur vous. Je vous considérerai désormais comme l'héritier des grâces dont Dieu a daigné me favoriser ». Il se trouva quelque temps après dans sa solitude extrêmement affaibli, sans doute par ses grandes austérités, et le démon, faisant allusion à ces paroles de saint Antoine, lui dit «Puisque tu as reçu la grâce d'Antoine, que n'en uses-tu pour obtenir de Dieu de la nourriture et des forces, afin que tu puisses marcher dans le chemin que tu as à faire. Mais il le repoussa par ces paroles: “Le Seigneur est ma force et ma gloire, et quant à toi, n'entreprends pas de tenter son serviteur”». Cela n'empêcha pas que cet esprit de malice ne vînt de nouveau lui tendre un piège. Il prit la figure d'un chameau chargé de vivres, et vint s'arrêter auprès de lui. Macaire soupçonna sans peine que c'était une illusion de sa part. Il se mit en prière, et aussitôt la terre s'ouvrit et engloutit l'animal fantastique.
On rapporte aux premières années de sa profession monastique ce qu'on dit de lui, que pendant quatre mois il alla tous les jours visiter un frère, sans pouvoir lui parler, parce qu'il le trouvait toujours en oraison. Ce qui lui fit dire dans un sentiment d'admiration « Voilà véritablement un ange de la terre ».

Ses différentes cellules

Après avoir reçu et mis à profit les instructions de saint Antoine, il quitta la Thébaïde et vint au désert de Scété. Il fut le premier qui y bâtit un monastère. Il est certain qu'il avait là une cellule et qu'il s'y rencontra souvent avec saint Macaire d'Egypte. Il en eut une aussi en Libye et une autre à Nitrie mais son principal séjour fut au désert des Cellules, où il exerça les fonctions du sacerdoce, ayant été fait prêtre peu de temps après l'autre saint Macaire.
Ces différentes cellules étaient plus propres à satisfaire son amour pour la pénitence, qu'à le garantir des injures de l'air; car les unes étaient sans fenêtres, et il y passait tout le carême assis dans l'obscurité. Une autre était si étroite qu'il ne pouvait s'y étendre de tout son long. Celle de Nitrie était la plus spacieuse, parce qu'il n'y allait que pour recevoir et instruire les étrangers.
Quoique son amour pour le recueillement l'eût fixé davantage au désert des Cellules, il ne se passait rien d'extraordinaire dans les déserts voisins, surtout dans celui de Nitrie, où on ne l'appelât pour déterminer ce qu'on devait faire les anciens de ces déserts agissant tous de concert pour l'avantage spirituel des solitaires de leur dépendance.
Saint Macaire se distingua principalement par sa pénitence, par son attrait pour la solitude et pour l'oraison, et par le pouvoir que Dieu lui donna sur les esprits de ténèbres, et d'autres prodiges qu'il opéra, attestés par ses historiens en leur qualité de témoins oculaires.

Ses mortifications

Nous avons vu que les différentes cellules qu'il avait, étaient des séjours de mortification plutôt que des logements commodes. Il n'était point d'austérités si grandes, pratiquées par les autres, qu'il ne tentât de les imiter et même de les surpasser. Ayant appris qu'un solitaire ne mangeait qu'une livre de pain par jour, il eut la pensée, pour mieux mortifier son appétit, de rompre son pain en petits morceaux, qu'il mit dans une bouteille de terre, et de ne manger que ce qu'il en pouvait prendre avec les doigts, ce qu'il pratiqua l'espace de trois ans, non sans en souffrir beaucoup car, outre la peine qu'il avait à retirer ces petits morceaux, il ne mangeait tout au plus que cinq onces de pain par jour, et ne buvait de l'eau qu'à proportion.
On remarque encore que durant toute une année il ne consuma qu'une petite cruche d'huile. Il passait aussi quelquefois le jour sans prendre aucune nourriture, quoiqu'il travaillât beaucoup.

Il se rend à Tabennes

On lui dit qu'à Tabennes les disciples de saint Pacôme ne mangeaient rien de cuit pendant le Carême, et il voulut faire la même chose durant sept ans, ne se nourrissant que d'herbes crues ou de légumes trempés seulement dans l'eau froide. Mais sa ferveur le porta à aller reconnaître par lui-même la discipline de Tabennes, soit pour mieux s'instruire et s'édifier, soit pour y vivre confondu parmi tant d'austères religieux, et se dérober par là à la vénération qu'on avait pour lui à Nitrie et aux Cellules.
Le trajet de là à Tabennes était très-long. Il fallait traverser des déserts fort vastes, non sans souffrir extrêmement. Mais cette difficulté ne l'arrêta pas. Il quitta son habit pour n'être pas connu et prit un costume d'artisan. Il marcha pendant quinze jours dans ces solitudes affreuses jusque dans la Haute-Thébaïde, où il se présenta à la porte du monastère de saint Pacôme, qu'il pria humblement de le recevoir au nombre de ses religieux. Le saint abbé, à qui Dieu ne le fit pas connaître alors, quoiqu'il l'éclairât dans beaucoup d'autres rencontres d'une lumière prophétique, bien loin d'acquiescer à sa demande, lui dit qu'il était trop âgé pour soutenir le poids des austérités de sa règle qu'il fallait y être exercé de bonne heure et que s'il l'entreprenait, il serait tenté d'impatience dans les travaux dont on le surchargerait, ce qui le porterait au murmure, et qu'enfin, au lieu de persévérer, il quitterait tout, mécontent du monastère, et l'irait décrier ailleurs. Ce refus ne le rebuta pas. Il persévéra pendant sept jours dans la même demande, quoiqu'il ne reçût du Saint que la même réponse, et fut tout ce temps-là sans manger. Enfin il lui dit K Je vous conjure, mon Père, de me recevoir, et si je ne jeûne pas et ne fais pas la même chose que les autres, je consens que vous me renvoyiez ». Saint Pacôme, touché de sa persévérance, en parla aux autres frères, qui, selon Pallade, étaient au nombre de mille quatre cents, et qui conclurent à l'admettre.
Ceci arriva peu de temps avant le Carême, et saint Macaire, attentif à tout ce qui se pratiquait pour le faire servir à son avancement spirituel, remarqua que les religieux, suivant chacun l'ardeur qu'ils avaient pour la pénitence, s'étaient proposé, les uns de ne manger que le soir durant la sainte quarantaine, les autres une fois en deux jours, et les autres après cinq jours. Il observa encore que quelques-uns, après être demeurés assis tout le jour occupés à leur travail, passaient toute la nuit debout.
Ces exemples de mortification animèrent tellement sa ferveur, qu'il fit tremper une grande quantité de feuilles de palmier pour son travail et se retira dans un coin où il se tint debout tout le Carême, sans jamais s'asseoir ni même s'appuyer, sans prendre un morceau de pain, mais seulement le dimanche quelques feuilles de choux toutes crues, et en si petite quantité, qu'il les mangeait plutôt pour éviter la tentation de vanité que pour se nourrir. Il garda pendant tout ce temps un rigoureux silence, et lorsqu'il était contraint de sortir, il retournait aussitôt à son travail, conservant toujours son esprit et son cœur élevés vers Dieu.

Dieu le fait connaître à saint Pacôme

Saint Pacôme, occupé au gouvernement général de l'Ordre, ne s'était pas aperçu de la façon dont il avait vécu. Mais les autres religieux, et surtout ceux qui étaient les plus austères, y avaient pris garde, et ils en furent si frappés, qu'ils en portèrent leurs plaintes à leur abbé, disant qu'il avait amené un homme qui vivait comme s'il n'était qu'un pur esprit, sans chair et sans os, et qui semblait n'être venu chez eux que pour les condamner. Ils le prièrent en conséquence de le congédier, et avouèrent que s'il demeurait davantage, ils ne pouvaient plus eux-mêmes y tenir.
Le saint abbé s'informa sur ces plaintes du détail de sa conduite. Il en fut tout étonné il comprit qu'il y avait quelque chose d'extraordinaire dans cet inconnu et qu'il n'en était pas à commencer les travaux de la vie religieuse. Il ne leur en dit pourtant rien mais il eut recours à la prière, pour obtenir de Dieu qu'il le lui fît connaître. Il lui fut révélé que c'était Macaire, dont la réputation était répandue dans tous les déserts. Après qu'il eut fini son oraison, il alla droit à lui, le prit par la main, le conduisit à la chapelle où était l'autel, et l'embrassant tendrement, il lui parla ainsi a C'est donc vous, ô vénérable vieillard? Vous êtes Macaire, et vous me l'avez caché. II y a longtemps que j'ai entendu parler de vous et que je désirais vous voir. Je vous dois des actions de grâces d'avoir humilié mes enfants. Vous leur avez ôté par votre exemple tout sujet de s'enfler de vanité et d'avoir des sentiments trop avantageux d'eux-mêmes à cause de leurs austérités. Retournez, je vous supplie, à votre solitude, et priez pour nous ».

Il redouble ses mortifications

Cet homme insatiable de pénitences se proposa un jour de combattre le sommeil, pour éprouver s'il pourrait le surmonter. Il le racontait depuis à Pallade, et lui disait « Je passai pour cela vingt jours et autant de nuits à découvert; étant brûlé durant le jour par la chaleur, et transi par le froid durant-la nuit. Mais au bout de ce temps je fus obligé de me jeter promptement dans une cellule, où je m'endormis, sans quoi je serais tombé en défaillance. »
L'ennemi du salut lui donna, dans une autre rencontre, 'par des tentations contre la pureté dont il l'assiégea, l'occasion de pratiquer une mortification terrible. Il alla au marais de Scété s'exposer nu aux moucherons, dont les aiguillons dans cet endroit sont si pénétrants, que la peau même des sangliers n'est pas à l'épreuve de leurs piqûres. Il pratiqua cette pénitence durant six mois, et ces insectes couvrirent son corps de tant de pustules et d'ampoules, que quand il revint à sa cellule on ne put le reconnaître qu'au son de sa voix, et que plusieurs crurent qu'il avait la lèpre.
Un autre acte de mortification, bien moindre que celui-là, et que Pallade rapporte, nous fait connaître en même temps combien les religieux qu'il avait sous sa discipline étaient fidèles à sacrifier à Dieu les satisfactions des sens. C'est ici un exemple des plus édifiants et qui mérite d'être rapporté, quoiqu'il soit commun au Père et aux disciples.
Saint Macaire eut l'envie une fois de manger des raisins. Il le fit connaître, et on lui en apporta aussitôt une grappe toute fraîche mais, quand il la vit, il voulut s'en priver, et joignant la charité à J'abstinence, il la fit porter à un frère qu'il croyait en avoir plus besoin que lui, parce qu'il ne jouissait pas d'une grande santé. Celui-ci témoigna d'abord de la joie de ce présent, qui lui était envoyé par un si saint homme mais quoiqu'il eût bien désiré d'en manger, il en fit le sacrifice à Dieu, à qui il rendit des actions de grâces, et la porta à un autre, qui également mortifié et charitable n'y toucha point, et la porta aussi à un troisième qui en fit de même. Enfin cette grappe de raisin fut ainsi portée de main en main dans toutes les cellules du désert, qui étaient en grand nombre et assez éloignées les unes des autres, jusqu'à ce que le dernier à qui elle fut offerte, l'envoya à saint Macaire comme un présent qui lui serait agréable, ignorant qu'il l'avait reçu avant tous les autres.
Le Saint reconnut d'abord la grappe, mais il voulut mieux s'en assurer et quand il apprit qu'elle avait passé par toutes les cellules sans qu'aucun frère y eût touché, il conçut une grande joie et remercia Dieu de voir tant de mortification et de charité dans ces saints solitaires. Il ne voulut pas non plus la manger, et cela lui servit de motif de pratiquer les exercices de la vie spirituelle avec une ardeur nouvelle.

Ses oraisons

Cet homme de pénitence était aussi un grand homme d'oraison, l'une conduisant à l'autre. Mais l'ordre qu'il gardait dans ses exercices était très propre à lui en obtenir de Dieu le précieux don. Il distribuait la journée en trois temps, dont l'un était employé à différentes heures, à la prière et à la contemplation, et il ne faisait pas moins de cent oraisons par jour. Il passait l'autre partie du temps au travail des mains, et la troisième à exercer la charité envers les frères, leur donnant les avis et les instructions dont ils avaient besoin.
En partageant le temps entre ces différents exercices, on peut dire qu'il ne perdait point Dieu de vue, soit qu'il priât, soit qu'il agît, conservant dans une grande paix la pureté de son âme par la pureté d'intention qui sanctifiait ses œuvres, et ayant toujours le cœur élevé vers Dieu, quelque chose qu'il fît. Il y avait d'autres solitaires qui faisaient un plus grand nombre d'oraisons que lui. Les uns en faisaient trois cents, d'autres en faisaient jusqu'à sept cents. Pour lui, il suivait l'attrait que Dieu lui avait donné, en mêlant la vie active avec la contemplative, et il n'était point jaloux que d'autres fissent plus d'oraisons que lui. On peut même dire, avec un savant historien, que la ferveur des siennes compensait bien ce défaut.

Visite du démon

C'était dans des oraisons sublimes que ce Saint puisait des lumières extraordinaires, soit pour distinguer les véritables révélations des illusions du démon soit pour pénétrer dans les secrets des consciences des frères, et de ceux qui s'adressaient à lui. Le démon vint une fois frapper à la porte de sa cellule et lui dit « Levez-vous, abbé Macaire, et allons avec les frères faire la prière de la nuit)). Mais, dit Rufin qui rapporte ceci, « le Saint, qui était rempli de Dieu, connut aussitôt l'artifice du démon et lui répondit : Ô esprit de mensonge et ennemi de toute vérité, qu'y a-t-il de commun entre toi et cette assemblée de Saints ? » « Tu ignores donc, 6 Macaire, lui répondit le démon, que jamais les solitaires ne s'assemblent pour la prière, sans que nous nous y trouvions ? Viens-y seulement, et tu verras nos œuvres ». ― « Esprit impur, répliqua le Saint, Dieu veuille réprimer ta malice et dompter ta puissance ? »
Il se mit ensuite en oraison et pria le Seigneur de lui faire connaître si ce dont le démon se vantait était véritable. Puis il s'en alla à l'assemblée où les frères faisaient l'office durant la nuit, et renouvela la même prière à Dieu. Alors il vit comme de petits enfants éthiopiens extrêmement laids, répandus dans toute l'église, qui couraient de tous côtés, et avec tant de vitesse qu'on eût dit qu'ils avaient des ailes.

Une vision

Or, c'était la coutume des solitaires que dans la prière, tous les frères étant assis, il y en avait un qui récitait un psaume et les autres qui l'écoutaient et répondaient à chaque verset. Ces petits éthiopiens courant deçà et delà, faisaient diverses malices à ceux qui étaient assis. Ils fermaient les paupières aux uns, qui s'endormaient aussitôt; ils en faisaient bâiller d'autres en leur mettant le doigt dans la bouche. Ensuite, lorsque le psaume était achevé, les frères se prosternant à terre, selon l'usage, pour faire oraison, ils couraient à l'entour d'eux, paraissant à l'un sous la figure d'une femme, à un autre comme bâtissant quelque maison ou portant quelque chose, et enfin à d'autres en d'autres manières; ce qui faisait que ces solitaires roulaient dans leur esprit tout ce que les démons leur représentaient en se jouant.
Mais ils ne réussissaient pas de même envers tous; car voulant s'approcher de quelques-uns, ils en étaient si vivement repoussés, qu'ils tombaient par terre, et ne pouvaient après cela ni demeurer debout, ni repasser auprès d'eux; au lieu qu'ils marchaient sur la tête et sur le dos de quelques autres frères dont la dévotion était faible, et se moquaient d'eux parce qu'ils n'étaient pas attentifs à leur oraison.
Saint Macaire voyant cela, jeta un profond soupir, et dit à Dieu en répandant beaucoup de larmes H Considérez, Seigneur, comme le démon nous tend des pièges. Faites-lui entendre votre voix puissante, et les effets de votre colère. Levez-vous, afin que vos ennemis soient dissipés et s'enfuient devant votre face, puisque vous voyez comment ils remplissent nos âmes d'illusions ».
Cependant la prière étant achevée, le Saint voulut approfondir davantage la vérité, et appela en particulier les uns après les autres ceux des frères à qui il avait remarqué que les démons avaient apparu sous diverses formes, et il leur demanda si pendant la prière ils n'avaient pas pensé à des bâtiments, à des voyages ou à d'autres choses semblables. Ils lui en firent l'aveu, et il connut alors que les vaines pensées qui nous viennent à l'esprit dans l'oraison, sont, la plupart du temps, causées par l'illusion des démons, repoussés par ceux qui veillent avec soin sur eux-mêmes; « parce que, ajoute Rufin une âme qui est unie à Dieu et qui dans le temps de l'oraison a une attention particulière vers lui, ne peut souffrir que rien d'étranger ni rien d'inutile entre dans elle pour l'en détourner ».
Si saint Macaire fut grand par l'éminence de ses oraisons et de ses lumières surnaturelles, il ne le fut pas moins par le don des miracles, et il ne le céda pas en cela au célèbre Macaire d'Egypte, que les historiens nous représentent comme le thaumaturge de son temps. Nous avons dit quel était le pouvoir que Dieu lui avait donné sur les démons. II délivra un si grand nombre d'énergumènes par sa parole. accompagnée d'une foi vive, que l'historien de sa vie dit qu'il serait bien difficile de les compter.
Enfin, saint Macaire d'Alexandrie, après avoir passé au moins soixante ans dans la solitude, termina par sa mort (394 ou 395 d'après Tillemont), une vie de sainteté et de prodiges, et laissa après lui, avec le souvenir de ses vertus, la mémoire d'un des plus célèbres solitaires qui ait sanctifié les déserts par son amour pour Dieu et par la pratique d'une sévère pénitence.
P. Giry : Les petits Bollandistes : vies des saints. T. I. Source http://gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France.

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