mardi 18 janvier 2011

FABIEN DE ROME

Pape, Martyr, Saint
† 250

Saint Fabien, successeur de saint Antère, monta sur la chaire de saint Pierre en 236. Eusèbe rapporte que le peuple et le clergé de Rome étant assemblés pour l'élection d'un pasteur, une colombe descendue tout a coup d'en haut, alla se reposer sur la tête de Fabien, et que ce prodige réunit tous les suffrages en sa faveur, quoique personne n'eut d'abord jeté les yeux sur lui, parce qu'il était laïque et étranger. Une telle entrée dans le gouvernement de la première des églises, fut sans doute suivie d'événements remarquables ; mais l'histoire ne nous en a pas conservé le souvenir. Voici tout ce que nous savons de saint Fabien. Il gouverna l'église pendant seize ans, envoya S. Denis avec d'autres missionnaires dans les Gaules, et condamna Privat, évêque de Lambèse, qui répandait une nouvelle hérésie en Afrique. Nous apprenons de S. Cyprien et de S. Jérôme, qu'il termina sa vie par le martyre, en 250, dans la persécution de Dèce. Le premier lui donne le titre d'homme incomparable, dans une lettre au Pape S. Corneille son successeur, et dit que la gloire de sa mort a pleinement répondu à la pureté et à la sainteté de sa vie.
Les Saints ne se proposaient en toutes choses d'autre but que Dieu et l'accomplissement de sa sainte volonté, et c'est pour cela que les martyrs n'ont pas balancé de verser leur sang. Si nous ne pouvons les imiter, soupirons au moins après Dieu par la ferveur de nos prières. « Les promesses qu'il nous a faites de nous exaucer, dit un Père, sont la preuve du désir qu'il a de se donner à nous. Si vous trouvez, ô chrétien ! quelque chose de meilleur que lui, demandez-le ; mais sachez qu'en demandant autre chose que lui, vous l'outragez, et que vous vous portez préjudice à vous-même, par l'indigne préférence que vous donnez à la créature sur le Créateur. Il faut donc, quand vous priez, entrer dans l'esprit et les sentiments d'amour qui faisaient dire au Prophète-Roi : Seigneur, vous êtes mon partage ; que les autres cherchent le leur parmi les créatures : pour moi, je n'en ai pas d'autre que vous. Oui, mon Dieu, c'est vous seul que j'ai choisi pour mon unique héritage. ».
Source : Alban Butler : Vies des pères des martyrs et des autres principaux saints. Tome  1. Traduction: Godescard.

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